Les travaux du séminaire des responsables en charge de la formation et du développement des compétences des organismes de Prévoyance Sociale de la Zone CIPRES ( Conférence Internationale de la Prévoyance Sociale) ouverts, lundi 25 juillet 2022, se sont clôturés vendredi 29 juillet à Kinshasa. Organisé par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) à l’hôtel Béatrice de Kinshasa, sous la coordination du ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, ce séminaire a identifié les axes de renforcement et d’actualisation de la politique commune de formation de la CIPRES.

Cette occasion a permis aux participants des organismes de la Prévoyance sociale de présenter leurs expériences sur la gestion des compétences et de la formation. Ces derniers ont appris plusieurs connaissances sur la gestion des ressources humaines.

Les participants ont au cours de ce séminaire, identifié un top 12 des besoins prioritaires en formation à savoir; du management des projets; de la gestion de recouvrement des cotisations sociales et contrôle employeurs ; de hygiène, santé et sécurité au travail; du système de management de qualité, de la cartographie des risques, des lignes directrices AISS, de la gestion électronique des documents, de la gestion financière, la gestion des compétences et la formation, de la politique de gestion de la rémunération.

A la lumière de tout ce qui précède, les séminaristes ont également proposé une nouvelle vision de la politique communautaire de formation, qui consiste à développer les compétences des organismes de Prévoyance sociale dans une logique communautaire pour faire face de façon permanente à l’évolution de l’environnement des OPS. Par ailleurs, Ils ont aussi identifié des pratiques qui devaient conduire la dite politique. il s’agit du renforcement de l’harmonisation des pratiques, de la régulation de contrôle permanent sur les pratiques, de la mise en place de financement communautaire et de la mise en place d’un cadre de concertation permanent.

Recommandations

Plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue de cette rencontre à savoir; harmoniser les niveaux requis d’entrées et des sorties ; de renforcer les actions d’appui à l’endroit des OPS; de mettre en place un mécanisme de suivi et évaluation; de sensibiliser les OPS à s’orienter vers les centres de formation de la CIPRES; de vulgariser les différents outils juridiques et comptables de la CIPRES; etc.

Dans son mot de clôture, le Directeur du cabinet et représentant de la Ministre de l’Emploi, Travail, Prévoyance Sociale, Jean Jacques Purusi Sadiki a reconnu l’importance de la thématique qui selon lui est d’actualité, non seulement pour induire une réflexion profonde dans un contexte d’évolution constante du secteur de la sécurité sociale, mais aussi dans l’optique de consolider les règles communes de gestion des organismes de protection sociale de la zone CIPRES .

Il a saisi cette occasion pour féliciter les participants, grâce aux fruits de leurs échanges, qu’ils viennent de jeter les bases d’un travail de longue à haleine devant aboutir au développement des compétences des personnes en charge de la gestion des Ressources humaines.

« Je retiens que la formation et le développement des compétences occupent une place de choix dans l’administration des organismes de Prévoyance sociale, car il n’est pas possible d’améliorer le rendement de nos caisses si nous n’arrivons pas à une meilleure compréhension de leur responsabilité », a-t-il dit. Il a réitéré la volonté de son ministère à accompagner les acteurs de la sécurité sociale de la République Démocratique du Congo pour tout projet de développement.

Jacques Purusi Sadiki a recommandé aux délégations venues de partout en Afrique d’être des caisses de résonnances qui porteront ces recommandations pertinentes auprès des décideurs pour impulser les changements attendus tout en encourageant la CIPRES pour sa longue expérience en matière de définition des règles communes applicables aux organismes de Prévoyance sociale.

De son côté, le Directeur Général a.i de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de la RDC, Dr Jean Simon Mfuti Kiaku a indiqué que l’amélioration de l’efficacité professionnelle à travers la formation et le développement des compétences représente une dimension essentielle de la gestion des organismes de Prévoyance Sociale, car la meilleure performance de ces organismes est généralement le reflet de la qualité du capital humain dont ils disposent.
« Il est illusoire de penser développer la sécurité sociale sans se préoccuper de ses animateurs, des personnes qui, au quotidien travaillent d’arrache-pied pour fournir des services et prestations divers en vue de garantir la viabilité et la pérennité de leurs régimes », a insisté Dr Jean Simon Mfuti Kiaku.

Il a avoué que les travaux du présent séminaire ont relevé la nécessité pour la CIPRES de concevoir une politique commune de formation cohérente, adaptée et efficiente pouvant permettre aux organismes de Prévoyance sociale de disposer des ressources humaines compétences et capables de participer à la promotion et à l’émergence des régimes de sécurité sociale durables. Le DG ai de la CNSS a invité les organismes, membres de la CIPRES, chacun dans sa sphère d’attribution et de compétence, de faire siennes les recommandations issues de ces travaux.

 » Je demeure confiant quant à la mise en oeuvre des bonnes pratiques qui résultent de ce séminaire pour permettre à chacun de nos organismes de jouer pleinement son rôle pour la promotion de la protection sociale. Mon vœu le plus ardent est de voir ces résolutions et recommandations aboutir à des actions concrètes concertées, avec l’appui de nos gouvernements respectifs et pour cela, notre Caisse Nationale de Sécurité Sociale sait pouvoir compter sur l’accompagnement de la CIPRES qui sera sollicité chaque fois que le besoin de fera sentir », a-t-il conclu.

Le représentant du secrétaire exécutif de la CIPRES, l’inspecteur Marco Andria Manalina s’est réjouit des résultats combien louables pouvant relever les défis de la problématique de la formation et de développement des compétences. Il a émis le vœu de voir les participants des pays membres de la CIPRES mettre en pratique les recommandations formulées pour aspirer au développement.

Rappelons que le présent séminaire a réuni plusieurs délégations, membres de la CIPRES venues des différents pays de la région, notamment; le Bénin, la Guinée Bissau, le Burkina Faso, le Sénégal, la République du Congo, le Togo, le Niger, le Comores, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la République Démocratique du Congo.